Le Pont de Colombelles

Construit en 1958, le pont de Colombelles est aujourd’hui vétuste. Il est impossible de prolonger sa durée de vie au-delà de quelques années, au regard de l’évolution du trafic à venir. Face à ce constat, Caen la mer, la Région Normandie et le Département du Calvados ont décidé de rénover entièrement ce pont, essentiel au désengorgement du trafic routier de l’agglomération caennaise. 

Pourquoi le pont de Colombelles doit-il être refait à neuf ?

En 2008, le pont de Colombelles a fait l’objet de travaux visant à prolonger son espérance de vie. Mais en 2016, une inspection détaillée a mis en évidence une usure importante d’éléments structurels de la charpente métallique. La même année, le vérin principal est tombé en panne, occasionnant de nombreuses semaines de perturbations.

Compte-tenu du niveau de trafic actuel (environ 15 000 véhicules / jour) et des aménagements en cours et futurs, la fiabilité du pont et de son fonctionnement doit être garantie.  

Un nouveau pont en aval

Pont de Colombelles

Les collectivités concernées (Caen la mer, Région Normandie et Département du Calvados) ont tout d’abord confié à Ports de Normandie une réflexion sur la manière de procéder au remplacement du  pont de Colombelles, associant les communes directement impactées, Hérouville Saint Clair et Colombelles, au sein d’un comité de pilotage du projet.

Trois scenarii ont été élaborés.

Le 3ème scenario, prévoyant un aménagement en aval de l’emplacement actuel et présentant l’impact foncier le plus réduit, a été choisi.

Les caractéristiques du futur ouvrage

 Plusieurs points vont devoir être pris en considération pour la suite des études :

  • Le pont devra être dimensionné pour une vitesse de circulation maximum de 50 km/h
  • Il devra être composé d’une route 2x1 voie (3,25m de large) et intégrer une piste « piétons-cycles » 
  • La passe de navigation sera portée à 40m (au lieu de 30m actuellement), de manière à permettre le passage de navires plus larges qu’actuellement. 
  • Une étude prospective devra être menée afin de déterminer le tirant d’air à prendre en compte.
  • En termes d'architecture, il sera privilégié l'intégration de l’ouvrage dans son futur environnement (éco quartier) et la réduction de son impact sonore sur les riverains. 
  • Le futur pont devra permettre l’éventuelle mise en place d'un arrêt de bus et des études complémentaires devront être menées pour éviter de couper les jardins communaux. 
  • L’intersection entre la route menant sur le pont et la voie verte devra être sécurisée. 

Ce n’est qu’à l’issue de ces différentes études qu’une estimation précise du coût du futur ouvrage pourra être arrêtée.